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Design Sprint & Militaires : retour sur ma conférence des UX Days de Flupa

Design Sprint

Le pitch

Tout commence par un bon pitch : pour espérer que le sujet soit retenu, il faut évidemment que ce dernier soit digne d’intérêt pour l’auditoire mais également qu’il soit bien présenté à l’équipe de sélectionneurs, un peu comme le synopsis d’un film : le décor, les acteurs, l’intrigue, de l’émotion, du suspense, bref donner envie.

Par la suite, lorsque j’ai cherché à comprendre auprès de l’équipe FLUPA pourquoi mon sujet “Quand les militaires se prennent au jeu du design sprint” avait été sélectionné, je me suis rendue compte que la rencontre des designers et des militaires avait en effet éveillé leur curiosité, comme cela avait été le cas pour moi, lorsque l’on m’a parlé du projet pour la première fois. C’est humain. Raconter ses propres émotions et interrogations, sa propre expérience est ce que l’auditoire attend de vous. En tous cas, j’ai personnellement une préférence pour ces conférences, car j’en tire davantage d’enseignements ; les anecdotes personnelles m’aident à retenir le message principal.

La préparation

Travailler son sujet n’est pas une mince affaire non plus ; finalement, je m’aperçois avec le recul, que j’ai appliqué une démarche centrée utilisateur.

Recueillir des informations en relisant tous les documents traitant du projet et en particulier la préparation du design sprint, pour en faire une synthèse compréhensible, digeste et attractive.

Interroger les autres acteurs clés du projet pour faire appel à leur souvenirs et émotions, et les croiser avec les miens : le projet s’est déroulé il y a plus d’un an, il fallait donc raviver les souvenirs et faire un peu de spéléologie.

Faire, défaire et refaire les slides.

Alléger les contenus.

Chercher à les rendre plus attractifs.

Chercher les visuels pertinents.

Faire faire des illustrations pour accompagner mon propos (merci Manon !).

Demander les autorisations pour utiliser certains visuels et livrables (galère !).

M’entraîner devant un auditoire “maison” pour recueillir leurs feedbacks : j’ai testé ma présentation auprès de certains collègues à l’œil aiguisé et à l’oreille attentive de professionnels qu’ils sont ; mais également auprès de mes proches : mon conjoint – totalement étranger au domaine du Design, dont les retours m’ont permis de mesurer le niveau de pédagogie du discours – et mes enfants ; quoi de plus impatient qu’un public âgé de 4 à 6 ans ? Je ne captais leur attention qu’au début de la présentation ou lorsqu’il y avait des dessins, des animations et des petites blagues. Un public vraiment exigeant, mais heureusement pour moi, pas la cible. Ils ont été néanmoins un bon curseur pour voir quand et comment réveiller l’auditoire. Tous ces retours m’ont beaucoup apporté.

Les écouter, recommencer, tester, améliorer.

Re-tester, modifier, améliorer.

Et enfin, attendre impatiemment le vendredi 17 juin.

Au total, j’aurais passé environ 70 heures sur la préparation de la conférence.

La conférence

Le jeudi soir précédent la journée de conférences, l’équipe FLUPA avait organisé un dîner avec tous les orateurs, animateurs des ateliers et équipeFLUPA. J’ai trouvé la démarche très sympa : rencontrer de nouvelles personnes, découvrir leur approche, leur expérience, leur parcours, bref qui ils sont. On a donc un regard différent lorsque l’on assiste à leur conférence : on sait quelles difficultés ils ont rencontrées et on compatit de leur stress car on est tous dans la même barque.

A propos de stress, une fois sur scène, un élément m’a particulièrement détendue : voir assis au premier rang, un designer qui était le portrait craché du cliché de designer illustré dans ma présentation. A l’issue de ma présentation, je suis d’ailleurs allée le remercier de cette aide involontaire.

illus_designer

J’ai trouvé les questions de l’auditoire très pertinentes et cela me permet d’approfondir certains points de la présentation pour la prochaine conférence prévue à Paris Web en septembre.

En ce qui concerne la journée de conférences, j’avoue avoir été soulagée de passer en début de journée, car j’ai pu davantage profiter de la suite une fois le stress évacué. J’ai compati pour mes pairs qui ont dû attendre toute la journée et accumuler un stress supplémentaire, donc chapeau à eux !

Le reste de la journée a été l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes et de revoir avec plaisir de vieilles connaissances. Mais la contrepartie lorsque l’on papote, est que l’on rate une bonne partie des conférences. J’attends donc avec impatience les vidéos.

Les retours

Je tiens à remercier les personnes qui m’ont dit avoir apprécié la conférence. C’est toujours agréable d’avoir des retours (positifs comme négatifs d’ailleurs), pour voir ce qu’il est utile d’approfondir. A ce propos, un scriber offrait un dessin de ce qu’il avait retenu du talk à chaque conférencier ; sympa et malin comme démarche, non ? En tant que conférencier, j’ai apprécié le cadeau-souvenir : c’est un bon moyen de voir ce que l’auditoire (ou tout du moins l’auteur du dessin) a pu retenir de la présentation, le message principal comme les anecdotes.

Flupa_sketchnoting

En conclusion : préparer une conférence, c’est du boulot. Partager avec les autres, c’est top ! On essaiera de faire encore mieux la prochaine fois ; et on a encore plein d’autres sujets à partager !

Pour en savoir plus, vous pouvez retrouver ma présentation sur SlideShare et le cas client sur notre site.

Quelques conseils pour réussir sa conférence, ici.

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